Comme chaque année, l’été use ses habits et s’en défait progressivement. La nature développe des couleurs chaudes, scintillantes sous les rayons fortes du soleil. Ce n’est pas nouveau, c’est une répétition d’une année à l’autre, mais ce changement ne nous laisse pas indifférents. En harmonie avec la nature, l’homme se prépare au repos. Après le ton vif de l’énergie estivale, le moment arrive de se poser et de faire fructifier la semence du printemps avant les premières neiges.

La lumière se veut vive, plutôt rasante, facilement éblouissante. Les surfaces d’eau, tels miroirs posés devant nous, se tachent des feuilles mortes, flottantes sur la surface. Le vent les déplace sur les vaguelettes ondulantes et joue avec elles comme avec des pièces d’un puzzle.


La palette colorée des arbres perd de son éclat lorsque les nuages obscurcissent le soleil. D’un coup, les couleurs vives se ternissent. Le peintre imaginaire a changé de tube de peinture sur sa palette pour donner une autre atmosphère à son tableau.

En marchant sur des sentiers, les pieds se frayent le passage avec un léger bruissement dans une couche de feuilles mortes. Lorsque le vent se tait, tout devient calme, paisible. Le moment de lâcher prise et de se laisser imprégner de cette atmosphère métamorphosée.





