
L’histoire des 3 tamis de Socrate est connue et souvent reproduite. Il s’agit d’une série de trois questions que le philosophe grec aurait posées à son interlocuteur avant que ce dernier ne s’exprime. On peut la résumer ainsi:
- Tamis de la vérité : est-ce que les paroles qu’on veut prononcer sont vraies ? Est-ce que les informations ont été vérifiées ?
- Tamis de la bienveillance (ou de la bonté) : qui est qui se cache derrière les paroles ? Est-ce bienveillant et constructif dans le but d’améliorer la situation, où il s’agit de simples ragots?
- Tamis de l’utilité : Quelle est la pertinence de l’information, son utilité pour faire avancer une situation ?
Si le message passe les 3 tamis, qu’il soit prononcé, sinon que le message se taise. Les 3 Tamis de Socrate nous rappellent qu’il est crucial de prendre un moment pour réfléchir sur le contenu avant de partager une information ou de répéter un propos.
Je trouve une similitude avec les 4 accords Toltèques qui s’adressent à un individu d’une manière plus large. Mais il s’agit toujours d’une qualité de nos paroles, de nos gestes et de nos attitudes qui, selon le contexte, peuvent faire du bien ou au contraire, envenimer la situation.
Dans le monde actuel des informations provenant de plusieurs sources, le message n’est pas dissocié du messager. Les médias jouent un rôle important dans la propagation de l’information. Il devient de plus en plus important de vérifier la source, de comprendre les intérêts d’une telle information ainsi que des potentiels conflits d’intérêts des messagers. Séparer la vraie information d’une propagande. La télévision, la radio, les journaux ainsi que les plateformes numériques avec les médias sociaux, sont devenus les acteurs incontournables. De ce privilège, ils tirent des avantages certains. Leur crédibilité est engagée par leur impact sur la population. Cependant, il ne faut pas oublier leur responsabilité vise à vis de celle-ci, car, comme déjà démontré dans notre histoire, leur impact est à double tranchant. L’éthique et la justesse entrent au premier plan de leurs activités. La question qu’on peut se poser: avons-nous des moyens suffisant pour séparer le bon grain de l’ivraie?


